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Les fausses-vraies-fausses, erreurs de casting d’En Marche

Gaspar Gantzer commet une erreur stratégique en abandonnant sa candidature investie en Ille-et-Vilaine. D’une part il donne du crédit à ceux qui dénoncent des candidats En Marche peu motivés, d’autre part cela met dans une situation très délicate les autres candidats parachutés ou investis par « copinage » du mouvement .
 
Emmanuel Macron a été clair sur la procédure qui présiderait au choix des candidats. S’ils ont été désignés par une commission d’investiture basée à Paris plutôt que par les militants sur le terrain c’est bien pour qu’il n’y ait pas d’autres considérations qui entrent en ligne de compte que celles fixées par la tête dirigeante. Jamais il n’a été dit qu’il n’y aurait pas de parachutage, ni de copinage et que les candidats seraient  sélectionnés uniquement sur leurs talents et leur vertu.
Mon département de l’Essonne, déjà remarqué dans les médias pour l’affaire Valls, risque bien d’être l’objet d’une nouvelle mauvaise publicité si le cas Gantzer  vient mettre en lumière nos imperfections :
 
Dans la 8ème circonscription,  nous avons investi Antoine Pavamani,  le collaborateur du sénateur socialiste Berson rallié à notre mouvement en début d’année. Bien sûr,  c’est une désignation de « copinage » comme on dit familièrement, mais quoi de plus normal. Le ralliement du Sénateur Berson, seul parlementaire du département à avoir franchi le pas, était un véritable suicide pour lui lorsque l’on sait que la limite d’âge de 70 ans que certains d’entre nous proposent d’introduire dans la loi moralisation de la vie politique va lui fermer les porte des Sénatoriales en septembre prochain. Quoi de plus normal alors d’échanger son mandat perdu de sénateur par une place de député pour son secrétaire.
 
Dans la 6ème circonscription,  nous avons investi, non pas l’enfant du pays, mais la petite enfant du pays à en croire les autochtones qui ont reconnu dans la candidate la petite-fille d’une famille locale. Pas de critique possible donc; Amélie de Montchalin aurait un lien avec ce territoire par les terrains que ses grands-parents, propriétaires fonciers, y possèdent. A ce qui ce dit  les parcelles familiales sont bien placées sur le plateau de Saclay où se déroule actuellement une Opération d’Intérêt National pilotée par un établissement public de l’Etat. C’est un atout pour la France qu’une députée puisse défendre les intérêts de l’Etat auprès des membres de sa famille.
 
Dans la 4ème circonscription nous avons eu la désignation d’une candidate dite « parachutée ». Tous les partis ont toujours fait cela il n’y a donc aucune raison pour qu’ En Marche déroge à la règle. Marie-Pierre Rixain a été employée à l’Assemblée Nationale pendant un an en 2001 ; le retour de l’employée du Palais Bourbon comme patronne des lieux est une belle « success story ».  Il y a là une réelle motivation personnelle, une revanche sur la vie exemplaire et cette candidate ne fait rien d’autre que de reproduire l’histoire de notre leader.
 
Il faut donc voir ces candidats sous leur face positive et non pas uniquement par l’incohérence de leur désignation, leur incompétence et leur non-connaissance des territoires qu’ils devront représenter. C’est ce qu’a très bien expliqué notre déléguée départementale « En Marche » Laëtitia Romeiro-Dias : «  Peu importe qu’on habite sur Paris si on adhère au contrat de nation et qu’on respecte les critères et le projet porté par En Marche !  « , je rajouterai même que le bilan carbone est meilleur si on est député et que l’on habite à Paris.
 
Mais continuons la viste de l’Essonne « En Marche »
 
Dans la 3ème circonscription,  la commission d’investiture a dû faire un choix entre la déléguée départementale citée plus haut et un jeune de 19 ans qui s’était fait remarquer par son investissement corps et âme, depuis le début, dans la campagne d’Emmanuel Macron. Rémi Lavenant à acquis la reconnaissance de tous et une petite notoriété médiatique grâce à un militantisme sans failles et un don de soi pour la cause d’En-Marche qui imposait le respect de tous. Cela pouvait constituer un réel atout pour affronter le maire de Brétigny (LR), mais dans l’intérêt de la parité,  nous avons préféré sacrifier ce candidat pour investir la chef de file d’En Marche en Essonne, car nous avons la chance que ce soit une femme (sur la photo Laëtita et Rémi il y a peu). 
 
remi et laetitia II
Et puis le grand mathématicien Cédric Villani devrait être élu dans la 5ème circonscription. C’est une véritable aubaine pour la France. Il sera à l’Assemblée Nationale bien plus utile au pays pour le calcul du budget de l’Etat que s’il était resté dans son laboratoire ou à l’université. On peut même escompter que le titulaire de la médaille Fields en 2010 (prix nobel des mathématiques) permette à notre pays de remporter l’équivalent dans le calcul de ses finances.
 
Je trouve donc très injuste les mauvais procès que l’on fait à nos candidats et je pense que le pays gagnerait à mieux les connaitre. C’est pourquoi nous allons mettre en place une plateforme internet qui permettra de donner toutes les infos sur nos futurs députés d’En Marche s’ils sont élus. Le site www.larepubliqueenmarche.info est à la disposition de tous afin de lever le voile sur nos candidats et les circonstances de leur désignation. Elle permettra surtout à ceux d’entre vous qui détiennent des informations qui permettraient de mieux faire connaitre nos candidats de les partager avec tous. N’hésitez pas à vous connecter à www.larepubliqueenmarche.info et à nous donner vos informations je me ferai un plaisir de les relayer.
 
Cet article est publié sur mon blog en avant-première, il sera retiré pour des questions de référencement lorsqu’il aura été publié sur d’autres sites d’informations nationaux. Les informations qu’il contient on été vérifiées mais si vous souhaitez les compléter ou les modifier merci de bien vouloir me le faire savoir.

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